Across Canada : De Montréal au Pacifique !

Les arbres millénaires de la forêt pluviale de l'Ouest Canadien, les Rockies Mountains et leurs imposants glaciers, les spectaculaires aurores boréales du Yukon, les majestueux Ours Polaires de la baie d'hudson.
Voilà ce que souhaite nous faire partager un jeune aventurier de la vie qui au travers de son voyage nous fais prendre conscience de la beauté et de l'importance des paysages que nous offre le Canada.
Un road trip n'est pas seulement un itinéraire touristique de plusieurs milliers de kilomètres, c'est plus profond que ça. C'est une aventure, le vrai voyage ! Caractérisé par des rencontres, des découvertes, des ennuis également et c'est aussi et surtout apprendre sur soi-même.
Vous pourrez donc suivre cet itinéraire d'environ 15000 km à travers le Canada, et apprécier les récits, les images et photographies sur ce site et qui sait vous donneront peut être l'envie de vouloir vivre une aventure de même (petit clin d'oeil au québec, avec cette expression).

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Avec F11, c'est plus agréable ...
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Mardi 17 novembre 2009
Après 13500 kilomètres ... la fin d'une aventure.

Ca y est aujourd'hui retour à Montréal, mon bus quitte Toronto à 14H30, je suis un peu partagé entre ma joie de rentrer à Montréal puis à Rennes, mais aussi par la fin d'un mois magique qui se termine.

Qu'est ce qui joue dans mon I-pod ? Radiohead - 15 step

Je me lève à 7H30, je vais essayer de profiter de la matinée pour terminer ma visite de toronto, je commence par déposer mon sac à la station de bus.

Je regarde la carte du centre ville pour repérer les spots qui m'intéresse.
Ma première étape consiste à arpenter les rues du Kensington Market, quartier pluri-ethnique ou une ambiance artistique, punk, rastas, gothique, anarchiste règne. On y raconte que le fantôme de Jimi Hendrix flotte dans l'air...

Ensuite je prend la direction du quartier Downtown, avec toutes ses boutiques, j'y fait une halte ou j'achète de nouveaux écouteurs pour mon I-pod, bé oui ça ne me tente pas de faire 8 heures de bus sans musique.

Je marche, je marche, je marche, je visite le Allan Garden, un petit parc urbain avec de belles serres de cactées, plantes tropicales et de serres froides.

Ah oui je voulais vous dire, je n'ai pas pris de photo aujourd'hui. On va dire que je suis un peu fâché avec mon appareil, ça fait un mois que je le traîne j'en ai un peu ras le bol.

Je me dirige ensuite vers le St Lawrence Market, haut lieu des fromagers, bouchers, poissoniers, boulangers etc... mais pas de bol c'est fermé le lundi.

Il est 12h passé, je retourne vers le centre ville ou je mange avant de retourner vers la gare pour prendre mon bus.

14H00, je suis dans le line up en train d'attendre le bus, on arrive à Ottawa à 19H15 ce soir, j'ai les fesses qui ont du ramolir avec ces heures de bus, ensuite le bus pour Montréal est à 20H00 et nous arriverons aux alentours de 22h dans la ville francophone québecoise.

Je suis dans le bus il est blindé pas un siège de libre, mais c'est le meilleur bus que j'ai eut depuis le début de mon road trip, en effet il est équipé de prise de courant, et du WIFI. J'ai testé, j'ai réussit à me connecter au serveur du bus, mais je n'avais pas d'accès à internet, le chauffeur n'a pas du brancher le fil au bus en partant de la gare...

C'est le moment je pense d'en profiter pour faire un petit bilan :

Quelques chiffres, de la forêt boréale, a la forêt humide de l'ouest en passant par la toundra, les montagnes et les plaines :

- Des images plein la tête.
- Environ 200 heures de bus.
- 36 heures de train.
- 8 nuits dans le bus
- 2 nuits dans le train.
- 6 provinces canadiennes traversés.
- 4 fuseaux horaires.
- Plusieurs dizaines d'heures de musique dans les oreilles.
- Des barres de céréales et des carottes à n'en plus finir.
- Des arbres et des arbres.
- Des lacs, ostie qui sont nombreux !
- Des rencontres, Shayna, Darell, Helena, Cecile, Koral, Raymond, Patrick, Alex, et j'en passe.
- Trois ours polaires.
- Un Orignal aperçu, (Elan du Canada)
- Des Baleines grises.
- Des Elks (Wapitis)
- Des Lions de mers.
- De nombreux oiseaux, Pygargues à tête blanche, Cormoran, Héron, Oies sauvages etc...
- Des Castors.
- Un Coyotte.
- Des écureuils inombrables.
- Plusieurs randonnées.
- Plusieurs centaines de photos.
- Les aurores boréales de Churchill.

J'ai surement oublié des trucs, mais bon.

Et bien sûr un grand rêve réalisé.

Et attention ! environ 13500 km parcouru, wow ! je viens de faire le calcul, je ne m'attendait pas à ça. J'ai du prendre de la décote avec ses kilomètres au compteur.

Je dirais pas que j'ai amélioré mon anglais, il est toujours un peu comme ça, mais je pense que j'ai beaucoup plus de facilité à comprendre.

Ce qui est domage c'est un peu le manque de liberté du bus, malgré son très bon réseau. Le Canada n'est pas étudié pour les piétons, louer une voiture dans les rocheuses ou sur l'île de vancouver aurait été bienvenu.
En point positif je soulignerai la qualité du service de park canada, le service de greyhound aussi (pas dans tout les cas, mais en majorité).

Voici l'itinéraire que j'ai finalement réalisé :

En rouge, les villes où j'ai séjourné. En noir, le trajet en bus. En bleu, le trajet en train.

Sur la route, j'ai vu. Sur la route j'ai vu des forêts débordantes de vie, j'ai vu une faune exceptionnelle, j'ai vu des montagnes imposantes de respect, j'ai aussi vu que cette nature est fragile et en danger.

Sur la route, j'ai rencontré des gens, j'ai rencontré un père privé de ses enfants à cause d'un problème de culture, j'ai rencontré une femme âgée seule, passer une nuit dans un terminal de bus pour aller voir son fils aux USA, j'ai rencontré un homme fier de son racisme envers les indiens et les "bougnoules" (je cite), fier de dire qu'il a trompé sa femme deux fois, fier de son argent caché dans sa cave.

Sur la route je me suis posé des questions, pourquoi cette nature sublime, unique, magique est en danger ? Pourquoi ce père ne peut vivre avec ses enfants ? Pourquoi cette femme âgée est seule ? Pourquoi cet homme me dit qu'il déteste ces autres hommes d'origine différente ? Pourquoi me dit-il à moi qu'il a trompé sa femme et pas à elle ? Pourquoi dire qu'il cache de l'argent dans une cave, s'il le cache c'est pour ne pas que les autres le sache ?

Sur la route j'ai essayé de trouver des réponses à toutes ces questions. Sur la route je pense avoir trouvé des réponses ou je dirais une réponse globale.

Sur la route, je suis rendu encore plus compte que l'on se déshumanise. Je ne détaillerais pas plus. Il faut juste ouvrir les yeux, et se poser les bonnes questions. Maintenant il faut trouver la solution ... On doit redevenir humain...

Qu'est ce qui joue dans mon I-pod ? Keny Arkana - sur les chemins du retour

Me concernant je dirais qu'au bout de ces milliers de kilomètres en solo, je me suis retrouvé et je crois un peu plus en moi. Quand à la question c'est quand le bonheur ? je dirais qu'il faut aller le chercher et lui foutre des coups de pieds au cul et arrêter qu'il vienne à nous. Ne jamais s'éloigner de ces quelques mots : "il en faut peu pour etre heureux", ne pas oublier qu'il est fragile, évolue et se travaille. Le bonheur c'est comme un chien qui traverse une autoroute.
Je me suis aussi rendu compte que Montreal avait révélé plutôt mes vices que vertues.
J'ai écrit vraiment beaucoup au cours de ses 30 derniers jours, tout l'encre qui a coulé de mon crayon n'ai pas sur ce blog, j'ai eut le temps de beaucoup réflechir et de penser à tout et n'importe quoi, j'ai essayé de trouver des réponses.
C'est pas que je suis dans une détresse particulière mais je me pose juste la question sur ce que je fais là, et je ne veux pas être sur terre juste pour travailler et consommer...

Nous roulons maintenant sur l'autoroute 20, nous passons le tunnel sous les buildings du centre ville de Montreal, l'arrivée est proche. J'arrive à la station berry Uquam, où je retrouve le métro, la ligne orange, la ligne bleue, direction chez Sylvain et Antoine où m'attend un bon matelas.

Qu'est ce qui joue dans mon I-pod : Pink Floyd - High Hopes

Vous aurez aussi vu en suivant mon aventure que je ne peux vivre sans musique, on dit qu'un livre est un hopital pour l'esprit, bé moi je dirais que la musique est toujours là pour toi, quand il faut. Elle peut être reposante, réconfortante, a fond dans les party, funky, romantique, sexuelle, elle peut raper, te réveiller, te faire délirer, te mettre de bonne humeur, te rappeler des souvenirs, de très bon souvenirs, ou des lieux (cf la Tulipe ^^), elle peut t'apprendre beaucoup de choses, parfois à prendre comme elle vient, te faire réflechir, être nostalgique, être retro, quelques fois te péter le moral aussi, elle peut être très bonne (au pluriel), très très et j'en passe. Bien sûr il y en a prendre ou à laisser.

La morale de cette histoire, enfin de ce voyage c'est qu'au bout de 200 heures de bus, je suis content d'avoir apporté mon I-pod... la vraie morale c'est que parfois il faut partir pour mieux revenir, c'est loin de tout que l'on ouvre les yeux et que l'on se retrouve...

Et merci d'avoir lu et suivit mon aventure.


Par Yannick on the road
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Mardi 17 novembre 2009
Fin de journée à Toronto

Aujourd'hui, j'ai une triste nouvelle à vous annoncer. Les écouteurs de mon I-pod ont tragiquement quitté ce monde. Le drame à du avoir lieu au cours de la nuit, je vais essayer d'élucider les circonstances de cette perte.

Une minute de musique s'il vous plait pour leur mémoire.

Qu'est ce qui aurai pu jouer dans mon I-pod : Supertramp - Goodbye stranger

7H30, je me lève, j'ai mon bus à  14H00 pour Toronto, je vais passer la matinée aux chutes.
Au cours du petit déj' je discute avec une allemande, étudiante à Halifax en Nouvelle Ecosse. Dans l'auberge il y a principalement que des français. Aujourd'hui le ciel est couvert domage pour les photos.

C'est parti, direction les chutes du Niagara, on va voir ce que c'est vraiment. J'ai souvent entendu que ce n'était pas si exceptionnel que ça. Je vais me faire mon propre jugement.
Je marche près de 4 kilomètres sur la rue, avec la Niagara River en contrebas.
J'arrive dans un premier temps devant les chutes américaines.
La frontière entre les USA et le Canada est symbolisé par la rivière, d'ailleurs il y a un poste de douane à 100 mètres de l'auberge.





























Pour vous décrire un peu la scène, il y a en face de moi, les chutes Américaines qui se jettent dans un amas rocheux, au loin à ma droite il y a les horseshoe falls, les fameuses chutes du Niagara, en contre bas la rivière niagara et derrière moi la ville de Niagara Falls avec ses hotels sa grande tour et son casino, le tout dans le bruissement des chutes d'eau.















Je continue à admirer les chutes en forme de fer à cheval (horseshoe falls), réputées dans le monde entier. Un nuage de brouillard est formé au dessus du goufre.














Il ya quelques touristes qui sont là comme moi à découvrir les chutes, mais ce n'est pas la foule, j'imagine qu'en été ça doit être la folie.














En gros je prend quelques photos et voilà j'ai vu les chutes, comme on dit ça c'est fait !
Derrière moi une affiche propose l'activité "behind the falls",  je suis curieux de voir ce que c'est exactement.
je me renseigne mais en fait, cela consiste simplement à voir les chutes en contrebas et apercevoir l'arrière des chutes.
Ouais pour 13$ je sais pas si ça vaut vraiment le coup, j'imaginais aller vraiment derrière les chutes.














Un peu plus loin en amont des chutes, je prend une photo d'une vielle péniche toute rouillée, la old scow, qui attend d'être emportée par les chutes depuis 1918.

Pour résumer vite fait les chutes du Niagara, je dirais amis français, ne faites pas le voyage au Canada juste pour ça.
Les chutes sont magnifiques mais c'est ce qu'il y a autour qui fout la merde.
La ville avec ses hotels, toutes ses attractions touristiques dénature un peu et enlève le charme du site.
Imaginez plutôt un sentier de randonnée, à travers la forêt, de quelques kilomètres, avec le bruit des chutes qui se rapproche au fur et à mesure que l'on avance. Quand soudain après avoir traversé une courbe boueuse on lève la tête, on ouvre grand les yeux et on se régale des merveilleuses chutes du Niagara. Bon pas de Mc Do, ni de Tim Horton arrivé près des chutes, mais bon vu de cette façon les Niagara Falls auraient beaucoup plus de charme.


Je rentre à l'auberge, il est midi passé. Je vérifie l'heure de mon bus à l'auberge, récupère mon sac et direction la bus station à 5 minutes de marche.

14H je vais retrouver la compagnie de greyhound pour 2 heures de temps. J'arrive à Toronto à 16H10.

Le voyage passe vite, on arrive à Toronto j'ai écrit et dormit la majeure partie du temps.

Une fois à la station de bus de Toronto, je sort la map de la ville, repère l'auberge et emprunte les rues de la megapole canadienne, backpack sur le dos.

Le lonely planet, cite l'auberge comme étant excellente, on verra, elle se trouve rue de l'église (church st). Je pensais en avoir pour plus cher que ça, 22 $ la nuit.

Je m'installe prend une douche et je part découvrir Toronto.
La fin d'après midi et la fin de soirée se résument en gros, à arpenter les rues du centre ville et de faire des photos.
Bien sûr de la CN Tower d'une hauteur impressionnante. Il y a aussi le Rogers Centre, premier stade à posséder un toit rétractable.
Quand j'ai commencé à prendre des photos de la CN Tower, je me disais c'est pas top, il y a un truc de pas terrible, en fait j'avais laissé les paramètres de mon reflex en Noir et blanc...
















































Entre temps je décide de prendre un café, avant de commander je me dis qu'il ne faut pas que je me plante, ne pas dire "Good Morning" mais "Good Evening". Et là c'est fou, qu'est ce qui arrive à votre avis ? La serveuse me dit "Good Morning", il y a des trucs des fois ça ne s'explique pas. Elle s'excuse et enchaîne avec bonsoir.
Vas comprendre toi des fois la vie, simple hasard ou plus que ça, quelque chose de plus fort que nous impossible à  expliquer, une sorte de connexion inconsciente des esprits ?

Après avoir bien marché dans le centre de Toronto, je commence à avoir faim, ça fait plusieurs jours je pense que je ne me suis pas fait un bon repas. Je vais trouver un pub je pense et me faire un bon steak frites !
J'arrive au croisement Dundas et Yonge street, je dirais une copie miniature de Times Square. Je passe devant le resto "The 3 brewers" on aura compris les 3 brasseurs en français. Allez c'est parti je vais me faire ça. J'ai toujours bien mangé dans ce restaurant.

Je commande un bon steak avec frites et légumes, et bien sûr accompagné d'une pinte de bière. Je me régale, je regarde en même temps un match de foot US entre Minneapolis et New England, il y a vraiment des mec avec des abdos kro qui jouent au foot US, leur mission est de bloquer les attaques adverses, un peu du style foot mayennais de D3.
J'hésite à prendre un dessert, ouais non en fait, je vais reprendre une pinte, et oui "dieu à inventé l'alcool pour que les bretons ne soient pas les maîtres du monde".

Il est pas loin de 10h, retour à l'auberge, ou je passe un peu de temps dans la salle commune pour aller ensuite se coucher et voir arriver demain la dernière journée de mon voyage.

Petites anecdotes sur les cascadeurs des Niagara falls :

Parmis tous les casse-cou qui ont voulu défier les chutes du Niagara, ceux qui ont survécu et ont pu raconter leur histoire sont plus nombreux que l'on ne croit. Annie Edson Taylor, une institutrice, fut la première à tenter le grand saut en 1901 à bord d'un tonneau, ce dont elle se sortit fort bien.
Son saut victorieux eut tôt de faire des émules. Une vague de cascades similaires s'ensuivit jusque dans les années 1920. Un de ces intrépides, Bobby Leach, survécut à son plongeon, pour finalement mourir d'une gangrène déclenchée par une chute sur une peau d'orange !

En 1984, Karl Soucek renoua avec la tradition, dans un tonneau rouge éclatant. Il réussit, mais trouva la mort six mois plus tard dans une autre cascade en tonneau à Houston. Egalement dans les années 80, deux habitants du coin prirent palce couchés face à face dans un tonneau. Après la grande culbute, ils émergèrent de leur embarcation ... légèrement commotionnés.

En 1995, un américain qui choisit, lui, le ski nautique, aurait pu réussir - si son parachute de secours s'était ouvert. En 2003, un autre américain, Kirk Jones, fit le grand saut, sans gilet de sauvetage, et en réchappa. Après avoir été arrêté par la police canadienne pour cascade illégale, il rejoignit un cirque aux Etats Unis.

Parmis ceux qui tombèrent accidentellement dans les chutes, un seul en réchappa : un jeune garçon originaire du tennessee, âgé de 7 an, qui faisait en 1960 du bateau en amont des chutes lorsque son embarcation se retourna. Entraîné par le courant, il fit le grand saut et regagna la rive sans une égratignure !

Vous pourrez, vous aussi si vous le souhaitez, tenter le grand saut, mais virtuellement, au cinéma IMAX Niagara, qui abrite également le Daredevil Gallery, où sont rassemblés les tonneaux et les histoires e tous ces intrépides qui ont voulu défier les chutes.


Par Yannick on the road
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Mardi 17 novembre 2009

Don't worry, be happy

 

7H30, le bus s'arrête à Sault Ste marie, pause petit déj' au Tim Horton.

J'ai passé la dernière nuit en bus de mon voyage, nous sommes dans la région des grands lacs, nous arriverons en fin de journée à Toronto où je prend un autre bus pour Niagara Falls. Le ciel est nuageux avec des percées de soleil.

Ce que je trouve le moins agréable dans le bus, c'est à partir du moment où le soleil se couche et celui où je m'endors; c'est à dire de 17h à 23H30 on va dire (sans compter les fois où je me réveille car le bus fait un stop) car je ne peux pas profiter des paysages parcequ'il fait nuit, et aussi un peu tanné d'avoir passé une journée dans le bus à essayer de s'occuper.

 

Il est 17h, on ne va pas tarder à arriver à Sudbury, le voyage est un peu long, je commence à en avoir marre. Ca va faire 4 jours et 3 nuits de bus, à manger que de la merde et à n'importe quelle heure. J'ai hâte d'arriver à Niagara Falls pour prendre une bonne douche, me poser et dormir dans un bon lit.

 

A Sudbury, on va prendre la direction du sud pour se rendre vers la capitale économique du Canada, Toronto.

 

13H40, nous avons quitté Sudbury, depuis quelques minutes déjà. On y a fait une pause d'une heure, Sudbury c'est le genre de ville qui ne donne pas envie d'y passer et encore moins de s'arrêter.

Les nuages ont fait place à un grand soleil dans le ciel. C'est cool s'il y a du soleil pour mes 2 derniers jours de road trip.

Arrivé à Montréal ça va être la mission de préparer mes bagages pour rentrer en France, je pense que je vais laisser une valise à Montréal. Je vais aussi me faire bonne poutine à la banquise un soir. Ca va passer vite, j'arrive lundi soir et j'ai mon avion vendredi en fin d'après midi.

A l'heure ou j'écris, dans une semaine je serais à Paris pour l'anniv' de Christophe et de Guillaume.

En france je vais avoir aussi la mission de trouver du travail assez rapidement, ça m'étonnerais que je trouve dans le paysage à cette période, je pense que je vais m'orienter vers le bâtiment, on verra.

 

15H30, le bus fait une pause, encore près d'un Tim Horton c'est fou, Greyhound à un partenariat avec la chaîne de fast coffee ou bien ?

Je prend un café et un cookie chocolate chip et fume une cigarette.

 

Je remonte dans le bus et je vois la femme qui est assise devant moi au téléphone en train de pleurer. Elle raccroche et séche ses larmes, je l'observe dans son reflet sur la vitre, ça me fait chier, j'aimerais faire quelque chose, mais je ne sais pas quoi, ça ne me regarde peut être pas. Mais elle est là devant moi à pleurer, je peux peut être la réconforter.

J'ai une idée, je sors mon I-pod, sélectionne le titre « Don't Worry Be Happy », je l'ai dans la main près à lui demander si elle veut écouter ce qui joue. Mais j'hésite, j'hésite, finalement je n'ai pas osé.

Le bus à repris la route, et elle semble aller mieux. Peut être que j'aurais dû, mais à sa place j'aurais voulu qu'on me laisse tranquille.

 

La nuit tombe, nous entrons dans la banlieue de Toronto, il est 17H15, arrivée prévue à 18H00.

Une fois arrivé, je prend mon bus direct pour Niagara Falls, je prense que je n'ai que 15 minutes. Arrivé dans la ville des chutes, faut que je trouve une auberge avec de la place, je vais aller dans l'auberge Hostelling Internationnal, on verra.

 

Qu'est ce qui joue dans mon I-pod : Bikini - la pharmacie anglaise

 

Il y a des embouteillages, je sens que l'on va arriver en retard. Au pire si je loupe mon bus, je vais rester à Toronto ce soir et partir demain soir pour Niagara Falls.

 

18H09, je sort du bus, prend mon sac, repère les horaires de bus, Niagara Falls-18H15-Plan 9. Je me précipite dans le terminal qui se trouve de l'autre côté de la rue, cours vers le bus situé au numéro 9. Je montre mon Pass au chauffeur, 18H17 je suis assis dans le bus, Yes ! J'ai géré sur ce coup là, des fois je me dis que je suis trop fort. En 5 minutes, j'ai réussit à me repérer et m'orienter dans la gare routière de la plus grande ville du Canada, parce que là ça n'a rien à voir avec la ville de Thompson ou de Caribou les lacs.

 

Le bus traverse le centre de Toronto, au milieu des grands buildings, je vois la CN Tower haute de 500 et quelques mètres, impressionnant ! La visite de Toronto sera pour demain soir et lundi matin avant de rentrer à Montréal.

 

Le bus longe le lac Ontario (14e plus grand lac au monde), la brume tombe peu à peu, il est 20H05 nous allons pas tarder à arriver à Niagara falls.

 

Ca y est je suis douché, je sors de la douche pour trouver un petit truc à manger. Le quartier est mort, pas un chat dans la rue. L'auberge est dans la vielle ville au nord des chutes. 

Finalement je trouve une petite pizzeria à 10 minutes de marche de l'auberge, c'est inconcevable au Canada ;-)

 

 

De retour à l'auberge, je met à jour mon blog, il n'y a pas grand monde dans l'auberge.

Je partage le dortoir avec un français je pense, on a pas discuté. Il est rentré et s'est couché direct tout habillé. Un peu style, je viens de Neuilly sur Seine, vous voyez le genre ...

 

je ne vais pas mettre longtemps à m'endormir.

 

 

Par Yannick on the road
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Dimanche 15 novembre 2009
Retour à l'heure de Montréal.

8h00, le bus approche de Winnipeg, le chauffeur annonce qu'il y a un transfert pour Toronto.

Cette nuit lors d'une pause à Regina, une nana me demande :

« Ou va ce bus ?».

Je lui répond : « Toronto »,

« What ? »

Je répète « Toronto ».

« I'dont know this town ».

Je répète une nouvelle fois, « Toronto ».

« Ah, Toronto »

Mdr, ça n'arrive pas que dans les films

 

Bref, le départ de Winnipeg pour Toronto se fait à 9H30, la station de bus de la capitale du Manitoba se trouve proche de l'aéroport, c'est marrant car Kristof le pirate de la vallée de Redon va y passer aujourd'hui, en effet il va à Churchill voir les ours polaires, à quelque chose près on aurait pu se retrouver en même temps la bas. Je pense que le décor de Churchill aura bien changé avec la neige et la glace bien présentes.

 

Le bus quitte Winnipeg, bye bye, le Manitoba, direction l'Ontario.

A partir de maintenant, je connais les paysages que l'on va traverser, ça fait bientôt faire un mois que j'y suis passé. Je vais encore changé d'heure dans la journée et revenir à l'heure de Montréal. Terminé les plaines du centre Canada, et retour aux forêts et nombreux lacs de l'Ontario.

Je me rend compte que j'aurais traversé la majorité des grandes villes du Canada pendant mon road trip, Montréal bien sûr ; Ottawa, la capitale ; Toronto, la plus importante ; Winnipeg, Saskatoon, et Regina, les villes des plaines ; Edmonton et Calgary pour l'Alberta ; Vancouver, la plus charmante et Victoria, la capitale de la colombie britannique ; sans oublié Québec que j'ai visité plusieurs fois déjà.

Au Canada, il ne me reste plus qu'à découvir les provinces maritimes (New Brunswick, Nova Scotia, Prince Edouard Island et Newfoundland) et également les territoires du nord (Yukon, Northwest territories et nunavut).

 

Le ciel, ce matin est dégagé au dessus de Winnipeg, il est 11h et le ciel se couvre peu à peu.

Le chauffeur de bus, je vous jure c'est le sosie du mec qu'il y a sur la couverture de l'album de Fatboy Slim, avec ses lunettes de soleil.

 

On approche de la frontière avec l'Ontario, on peut voir des chevreuils et des bichettes (c'est des petites biches) de temps en temps sur le bord de la route, il en même un qui vient de traverser devant le bus.

 

Le voyage est assez monotone, le ciel est très bas et il pleut, pas grand chose à raconter.

 

Je vais en profiter pour remercier Sylvain et Antoine qui m'on généreusement hébergé pendant 1 mois et demi, suite à certaines mésaventures dans la recherche d'appart. et m'a donc permis de partir en road trip.


Je vais aussi remercier celles et ceux qui on suivit mon aventure à travers mon blog, pour les messages qui m'ont motivés et fait plaisir.

 

Je vais remercier mes parents car si aujourd'hui je suis capable de vivre ça, c'est grâce à eux qui ont fait un petit peu ce que je suis devenu aujourd'hui.

 

Rdv demain à Niagara falls.

Par Yannick on the road
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Dimanche 15 novembre 2009

Les boeufs ont remplacés les wapitis.

 

6h15, nous arrivons en alberta et traversons les rocheuses. Le décor change par rapport à l'île de Vancouver, ici la neige est bien présente. Le ciel est dégagé et je peux apprécier un magnifique levé de soleil au dessus des vallées.

 

6H30, nous arrivons à Lake Louise, tiens je connais. Je descend du bus prendre un café et un truc à manger.

Nous prenons la direction de Banff.

8H35, devant la station de bus de banff, il y a 2 wapitis qui broutent paisiblements. Ca fait un peu plus d'une semaine que j'ai quitté Banff et le paysage est nouveau, la neige est tombé entre temps.

Il ne fait pas chaud. Je me dis que ça ne m'aurais pas dérangé de faire du snowboard dans les rocheuses quand même.

 

On reprend la route, pour quitter les montagnes et découvrir les plaines de Calgary.

 

 

Qu'est ce que qui joue dans mon I-pod : Cerrone by Bob Sinclar - Give me love

 

 

Nous quittons à présent les Rocheuses, les grands sommets enneigés sont maintenant derrière moi, on peut remarquer le micro-climat que forment les montagnes à l'est. Plus aucune trace de neige et une ambiance un peu plus clémente.

 

Je ne peux pas filmer le paysage à travers les vitres du bus car elles sont sales et cela ne donnerai rien de bon.

 

Des collines enherbées font places aux sommets des rocheuses, avec quelques conifères par endroit, plus l'on se rapproche de Calgary, plus les plaines remplacent les collines. Peu de cultures pour l'instant mais plutôt des pâturages, les boeufs on remplacés les Wapitis. Nous arrivons dans la banlieue de Calgary, le Dallas canadian, des pavillons tous identiques, je dirais des maisons playmobiles qui ont l'air d'avoir poussées ici comme des champignons. Je pense que j'aurais du travail ici en aménagement.

 

Arrivée à la gare de Calgary. J'ai mon bus pour Toronto à 12H15, je vais patientez un peu.

Ca passe asses vite, je me place dans la file d'attente.

 

Le bus traverse le centre de Calgary, rien d'exceptionnel.

 

13H25, nous roulons à présent à travers les prairies, quelques élevages, beaucoup de champs pour la culture céréalière et de moins en moins d'arbres.

Le ciel est vraiment dégagé pas un nuage, ça fait du bien de voir le soleil.

 

14H30, toujours des prairies.

 

15H30, encore et toujours des prairies, ça doit être impressionnant de voir un orage éclater à l'horizon.

J'aperçoi à plusieurs reprises des groupes de biches dans les champs le long de l'autoroute. Celle ci longe par endroits le chemin de fer, une suite de wagons interminables, c'est impressionnant !

 

16H30, nous faisons une pause d'une demi heure à Medecine Hat, nous allons pas tarder à quitter la province d'Alberta pour rentrer dans le Saskatchewan. Nous serons aux alentours de minuit dans la capitale de la province du Saskatchewan, Regina.

 

Le soleil ne va pas tarder à se coucher, le paysage ressemble à de grandes collines couvertes de prairies un peu comme dans le film « Danse avec les loups » encore deux jours du bus et je serais à Toronto.

 

 

 

 

Pause à Swift Current dans le Saskatchewan, il est 20h, j'ai avancé de nouveau ma montre, j'en profite pour manger dans le restaurant de la station de bus, je commande un cheeseburger. Les 2 serveuses d'une cinquataine d'années ne rigolent pas ! Elles pourraient travailler dans une cantine scolaire, je pense, les gamins finiraient tous leur assiette.

 

Plus tard dans le bus, je dors un peu, et là une gamine assise derrière moi se met à chialer, Bon dieu de mioches ! Super, faites des gosses ! Non mais, je comprend que la petite après avoir passé une journée dans le bus commence à en avoir marre !

 

23H30, nous faisons une pause, la mère de la petite me demande de surveiller sa fille le temps qu'elle aille fumer une cigarette. Wos, doucement ! Elle me réveille tout à l'heure et là faut que je m'en occupe. Si elle pleure comment je vais lui dire d'arrêter en anglais ? Tiens je vais lui passer un titre des Gun & Roses, ça sera plus simple.

Finalement ça s'est bien passé.

 

Qu'est ce qui joue dans mon I-pod ? Aldebert – Le bébé

 

Par Yannick on the road
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